Archives par étiquette : Sang impur

Bonne année 2016 aux hommes de bonne volonté

BONNE ANNÉE 2016 AUX HOMMES DE BONNE VOLONTÉ
Construisons un monde moins égoïste et plus solidaire.
Si tu veux la paix : prépare-la !
Refuse de chanter les paroles sanglantes de la Marseillaise qui ne parlent que de violence, de sang impur et de bras vengeur. On ne construit pas un monde de paix avec de tels mots.
Résiste.
Alors cette année sera pour toi l’an 1 de la Fraternité !
chauvet-rhinos_maxi
Pierre Ménager
(créateur du site « une autre Marseillaise pour la France » depuis 2007)

Élections présidentielles 2017 : aucun changement en vue pour les mots sanglants de la Marseillaise !

Pourtant ce changement serait simple, possible et ne coûterait rien.
Ce petit geste ferait faire aux héritiers du siècle des lumières un grand pas vers l’humanité … et aiderait tous ces adolescents perdus qui vont rejoindre la barbarie (Daesh)…
Mais voilà, maintenant tous les partis : de gauche, du centre, de droite, du dessus, du dessous… se mettent à chanter ces mots abominables sans réaliser leur sens et ce depuis que des assassins (ne dites jamais terroristes) ont tué des hommes, des femmes et des enfants… des êtres sans défense , tous différents, mais tous enfants de la France.
Le 27 novembre 2015, François Hollande, depuis la cour des Invalides dans un remarquable discours profond et humaniste en hommage aux victimes des crimes de  Paris, a mentionné l’importance de la Fraternité. Il a ajouté : (…) « ces rassemblements spontanés, ces foules qui chantent la Marseillaise; tout cela n’a rien à voir avec je ne sais quel instinct de revanche ».
Puis les premier et sixième couplets de la Marseillaise furent entonnés…
Le premier est le contraire de l’idée universelle de la Fraternité
Et le sixième couplet  lui a répondu en écho : « Amour sacré de la patrie, Conduis, soutiens nos bras vengeurs » en un parfait paradoxe… Enfin est arrivé le refrain au sang impur…
Mais là, trop c’est trop.
Les mots ont-ils du sens ?
Continuer la lecture

Le « sang impur » de la Marseillaise n’a jamais été celui des français

Depuis mai 2014, je retrouve régulièrement le même « article » dans les pages des réseaux sociaux ou sur des sites dédiés à la gloire des paroles de notre hymne national sous des pseudonymes différents. Ce type de publication génère des commentaires souvent incendiaires et méprisants à l’égard de tous ceux qui comme moi ne partagent pas l’enthousiasme général pour les mots violents de ce chant de guerre.
Mais là, trop c’est trop : une « amie » facebook’ienne vient à son tour de « partager » un texte que je connaissais déjà, et donc de le promouvoir sur sa page. En voici quelques extraits suivis de mon « commentaire » :

Continuer la lecture

Paroles de la Marseillaise : c’est dur d’être aimé par des…

Dessin de Patrick Chappatte qui résume tellement bien les choses…

© Chappatte - "Le Temps"- Genève. Avec l'aimable autorisation de : www.globecartoon.com
© Chappatte – « Le Temps »- Genève. Avec l’aimable autorisation de : www.globecartoon.com

A travers ce remarquable dessin de Patrick Chappatte, un discret hommage est rendu à tous les dessinateurs  de presse, aux caricaturistes politiques de tous bords… A ceux qui ont été assassinés mais aussi à tous les autres, bien vivants, dont la vision du monde, exprimée par une plume, un crayon, fait étrangement naître en l’humain une émotion, éclore un sourire, plutôt qu’une envie de tuer. Mais qui osera affirmer avec moi que l’expression qu’un sang impur arrose nos sillons irrigue notre violence inconsciente (refoulée), en nous plaçant ainsi au même niveau que les assassins et nous renvoie aussi à la question de notre propre barbarie…

Continuer la lecture

Merci Hubert Reeves : ajoutons d’autres paroles à la Marseillaise

De temps en temps des rayons de soleil percent les nuages et me réchauffent sur le chemin de cette longue marche. C’est tellement rare et ça fait du bien (voir l’onglet « Histoire » de ce site).
Je relaye volontiers cet article de Hubert Reeves paru dans « Le Point » (ci-dessous avec un lien). Merci Hubert Reeves de nous permettre de rêver à un autre monde, plus humaniste, la tête dans les étoiles.
Merci d’offrir votre immense charisme, comme un bouclier, à ceux qui font progresser la part de l’humain dans l’homme. Au lendemain de cette journée historique, vous n’étiez pas obligé de vous engager sur les paroles de la Marseillaise. Votre courage égale votre sagesse.
Merci.

Continuer la lecture

La Marseillaise : les paroles qui divisent (adresse aux élus de la république).

(envoyé par mail à chacun des députés du parlement)

Vous êtes un(e) élu(e) de la République, sans nul doute, sensible à ses emblèmes : le drapeau splendide, la ravissante Marianne, le bonnet phrygien symbole de l’affranchissement des esclaves, notre belle devise républicaine, le coq « gallus »dont le nom se confond avec les origines de notre pays et ses 2000 ans d’Histoire…

J’aime tous ces symboles, révolutionnaires ou non.
Un seul emblème divise encore et toujours les Français. Non par son air entraînant et connu dans le monde entier, mais par certaines paroles très ambiguës et sanglantes.
Depuis sa création et pour chaque génération, un nombre important d’artistes, d’écrivains, de savants, d’hommes et de femmes engagés dans la vie publique comme vous, d’humanistes, de simples citoyens… se sont divisés à propos des paroles de ce chant de guerre devenu « la Marseillaise ».
Tout récemment encore le ton était donné, la querelle envahissait les réseaux sociaux d’internet…

Peut-on poser enfin une réflexion sans déclencher des réactions passionnelles et agressives.
L’expression « qu’un sang impur abreuve nos sillons » s’est répandue partout en France en seulement quelques mois. Paroles excessives et injustifiées en cette fin d’avril 1792 car la guerre vient d’être déclarée par la France et nos troupes envahissent la Belgique : les farouches soldats étrangers entrèrent dans nos campagnes seulement le… 19 août ! Ils en repartiront quatre semaines plus tard après Valmy, n’ayant égorgé aucune femme ni enfant. Continuer la lecture

Lettre ouverte à Monsieur François Hollande, Président de la république : « le sang de la Marseillaise »

(Envoyée par lettre)

Monsieur le Président,

Vous avez le projet de retirer le mot « race » de l’article premier de notre constitution de 1789.
Dans cette perspective notre parlement a banni ce terme de notre législation le 16 mai 2013.
Je souhaite par cette lettre attirer vivement votre attention sur la contradiction entre ce projet et le sens prêté au refrain de notre hymne : les hommes ont le sang  pur ou impur selon qu’ils sont désignés ou non, « ennemis de la liberté ».
Ainsi l’expression qu’un sang impur abreuve nos sillons conforte un fantasme destructeur : il suggère l’existence d’hommes au sang différent dans notre même famille humaine parce qu’opposés par leurs idées.
L’allégorie du sang impur ouvre la porte à toutes les dérives : pourquoi pas aussi en raison de notre taille, de la couleur de nos yeux ou celle de notre peau, de notre chevelure, de notre lignage, de nos croyances…
A chanter la Marseillaise depuis notre enfance, sommes-nous devenus autistes, indifférents au sens de ces mots terribles qui suggèrent de transformer l’adversaire ou l’ennemi, en engrais, en fumure liquide.
Même en les plaçant dans leur contexte historique de déclaration de guerre, ces paroles apparaissent infiniment plus dangereuses que l’utilisation du mot race désignant les différences physiques de notre même humanité.

Dans cet élan historique Monsieur le Président, accepteriez-vous de joindre à votre idée généreuse une modification des paroles de notre hymne ?

Continuer la lecture

Pierre Ménager répond à l’historien Bernard Richard sur « le sang impur de la Marseillaise »

Dans son livre « Les emblèmes de la république » (page 217) l’historien Bernard Richard écrit : « la Marseillaise n’attaque pas les étrangers mais les seuls ennemis de la liberté, que ceux-ci soient des Français ou des étrangers ».
Voici une tournure de style brillante en apparence mais qui justifie de tous les crimes révolutionnaires. Robespierre disait exactement la même chose. Maintenant allez consulter sur internet la liste nominative des guillotinés sous la terreur révolutionnaire, vous découvrirez parfois le motif futile de leur mise à mort… ainsi ces carmélites de Compiègne, au motif qu’elles persistaient à célébrer la messe secrètement, furent guillotinées sur l’actuelle place de la nation à Paris le 17 juillet 1794 vers 19 heures ; ou près de Lille, ces deux jeunes sœurs de 17 et 20 ans qui jouaient du clavecin fenêtre ouverte par une belle journée ensoleillée et qui furent décrétées immédiatement d’arrestation puis guillotinées deux jours plus tard (on ne fait pas de la musique quand les Français viennent de perdre une bataille à coté d’ici leur a-t-il été signifié). Les enfants Vendéens ont payé un lourd tribu à la répression : étaient-ils « des ennemis de la Liberté » ? Pourtant la Marseillaise était le chant de leurs tortionnaires.
Non, « le sang impur » de la Marseillaise ne désignait pas dans son contexte originel « les seuls ennemis de la liberté » mais les émigrés français et les soldats de la coalition étrangère à qui la France avait déclarée la guerre le 20 avril 1792 : ce n’est pas la même chose !
(lire l’onglet « Histoire » de ce site)
Voici maintenant le mail (tel qu’il nous est parvenu) de l’historien Bernard Richard envoyé à ce blog (le 10 juin 2014), suivi de la réponse de Pierre Ménager.

Continuer la lecture

Lettre aux archives De Dietrich

J’ouvre ce courrier aux personnes intéressées car il soulève l’histoire de la création de notre hymne, d’une part pour la musique, et d’autre part pour les paroles (voir l’onglet « HISTOIRE » de ce site). Il pose deux questions aux archives dont une conditionne toute l’origine de la création de la Marseillaise : la lettre de Sybille-Louise Ochs de Dietrich, épouse du premier maire de Strasbourg, à son frère à Bâle, fin avril 1792. Cette lettre mentionne aussi les dernières recherches sur le véritable lieu de la création de la Marseillaise à Strasbourg par l’historien Alsacien Claude Betzinger qui bouscule un peu plus les fondements du mythe Lamartinien.

Continuer la lecture